En cette journée de mobilisation nationale, les travailleurs sociaux ont défilé en nombre à Toulouse. Les bouleversements du secteur – tarification, convention collective – sur fond d’austérité budgétaire impactent leur quotidien et les publics accompagnés. Mot d’ordre : défendre les droits et les conditions de travail.
Tous les éléments d’une belle manifestation toulousaine étaient réunis à 13 heures : un soleil éclatant, un lieu emblématique, la place Arnaud Bernard, le son d’ici, entre Zebda et une traditionnelle batucada, et les couleurs – le rouge de la CGT et de FO, l’orange de la CFDT et le rose de Sud santé-sociaux.
Mais ces couleurs se ternissent vite, voire s’assombrissent, quand on se met à l’écoute des travailleurs sociaux venus manifester en nombre ce 1er avril. Ils étaient, selon les organisateurs, entre 2 000 et 3 000, rassemblés à l’appel de cette intersyndicale, plutôt rare.
Ce qui frappe d’abord, c’est le nombre de jeunes présents dans le cortège qui s’élance vers le conseil départemental de la Haute-Garonne, où une délégation devait être reçue à 14 h.