Alors que le projet de loi de simplification de la vie économique doit être discuté en séance publique à l'Assemblée nationale le 8 avril, la suppression envisagée du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) continue à susciter des oppositions fortes.
Réunie le 1er avril en assemblée générale qui a réélu à sa présidence Daniel Goldberg, l'Uniopss a adopté une motion qui prend la défense du HCFEA, mais aussi des conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (Ceser), eux aussi menacés par l'amendement des Républicains.
L'organisation estime qu'en supprimant ces organismes, la France donnerait « une image de défiance de la société civile » qui s'inscrit dans l'évolution autoritaire de nombreux pays. Et l'Uniopss d'interroger : « La France n’a-t-elle pas tout au contraire, fidèle à sa tradition de démocratie vivante, à être un pôle de résistance à ce mouvement ? »
D'autres organisations se sont aussi exprimées contre la volonté de supprimer le HCFEA. Ainsi le collectif « Construire ensemble la politique de l'enfance » (CEP Enfance), qui regroupe notamment la Cnape et le Cnaemo, a publié un communiqué demandant le maintien de ce Haut conseil : « Il n'y a pas "trop" de politique globale et cohérente pour les enfants, il n'y a pas "trop" d'acteurs engagés pour l'enfance. Au contraire, cette politique manque cruellement d'être au rang des priorités absolues des pouvoirs publics. »
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