Les centres de ressources territoriaux (CRT), créés en 2022, visent à favoriser le maintien à domicile des personnes âgées, soutenir les aidants et optimiser la coordination des professionnels du grand âge. Mission accomplie ? Premiers éléments de réponses avec quelques retours d’expérience de terrain.
« Les centres de ressources territoriaux (CRT) sont des dispositifs pertinents et vont changer beaucoup de choses dans la prise en considération des personnes âgées sur un territoire car ils permettent de casser un tabou français : l’approche binaire tout domicile ou tout institution. Avec les CRT, nous travaillons tous ensemble. »
Sylvain Connangle, directeur de l’établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) La Madeleine, en est convaincu : les CRT ont toute leur place dans le paysage médico-social. Son établissement, situé à Bergerac, porte l’unique CRT de Dordogne, opérationnel depuis octobre 2023.
Virage domiciliaire
Les CRT ont été créés dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2022 et s'inscrivent dans le « virage domiciliaire » voulu par le gouvernement. Ils poursuivent plusieurs objectifs ambitieux, rappelés dans un guide de l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (Anap), à savoir : proposer un accompagnement renforcé pour permettre aux personnes âgées de vieillir chez elles le plus longtemps possible, mais aussi développer des partenariats innovants, et renforcer l’attractivité des métiers du grand âge.
Leur action, qui s’appuie sur une équipe dédiée, s’articule autour de deux volets : une mission d’appui aux professionnels du territoire (volet 1) et une mission d’accompagnement renforcé à domicile (volet 2).
Un dispositif bien financé

Les CRT constituent une mission facultative pour les Ehpad et les services à domicile volontaires, sélectionnés dans le cadre d'appels à candidatures lancés par les agences régionales de santé (ARS). Avec une dotation annuelle de 400 000 € à la clé.
« C’est la première fois que je vois un dispositif avec un cahier des charges aussi bien écrit et aussi bien financé », souligne Sylvain Connangle.