Les départements du groupe « droite, centre et indépendants » (DCI) ont annoncé, dans un communiqué du 26 mars, qu’ils ne paieront pas l’augmentation de 1,7 % du revenu de solidarité active (RSA), prévue au 1er avril, aux caisses d'allocations familiales (lesquelles versent la prestation). Cette décision intervient « à quelques jours d’un comité des financeurs réunissant l’ensemble des acteurs des solidarités » autour de Catherine Vautrin, « et alors que les dépenses supplémentaires à venir en 2025 sont d’ores et déjà évaluées à près d’un milliard d’euros ».
Les départements de la droite et du centre rejettent également « toute dépense nouvelle ou supplémentaire décidée unilatéralement par le gouvernement et non compensée intégralement par lui. »
Stéphane Troussel, président socialiste du département de Seine-Saint-Denis, estime que cette décision « se trompe de cible ». « Comment peut-on, par cette annonce, pointer du doigt cette revalorisation pourtant dérisoire face à l’inflation ? », interroge-t-il.
À noter que le projet de décret revalorisant le montant du RSA (porté de 635,71 € à 646,52 € par mois pour une personne seule sans enfants) a reçu l'avis défavorable du Conseil national d'évaluation des normes. Cette mesure devrait générer un surcoût estimé à près de 80 millions d'euros (M€) pour 2025, dont 68,97 M€ à la charge des départements.
De son côté, le Collectif alerte estime que, malgré la revalorisation annoncée, le « niveau du RSA reste insuffisant ». Il demande une progression des minima sociaux « par anticipation de l’inflation prévue » et non pas « sur la seule base de celle déjà subie pendant plusieurs mois par les ménages pauvres ».
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