Pour la dernière audition de la commission d'enquête parlementaire sur la protection de l'enfance, la ministre Catherine Vautrin a indiqué comment elle comptait s'attaquer à la crise profonde du secteur. Elle s'est notamment engagée à publier très vite la plupart des derniers décrets d'application de la loi Taquet et à déterminer des normes d'encadrement.
La dernière audition de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les manquements des politiques de protection de l'enfance s'est tenue, le 19 février, avec une invitée de taille : Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles. Des fonctions qu'elle occupe simplement depuis décembre 2024, mais qu'elle assumait déjà dans le gouvernement Attal au premier semestre 2024.
Entendre la parole des enfants placés
Catherine Vautrin est apparue déterminée. Signe qui ne trompe pas : interrogée en fin d'audition sur le périmètre du Haut-commissaire à l'enfance – qui devrait être nommé « d'ici une à deux semaines » et qui sera placé sous son autorité, n'a-t-elle pas manqué de rappeler – la ministre a assuré qu'elle continuerait à s'occuper en direct de la protection de l'enfance.
Elle a relevé que le nombre de mesures de protection avait grimpé (397 000) pour arriver au ratio de 22 mesures pour 1 000 jeunes de moins de 21 ans, un record en Europe. Elle reprend le « chiffre qui circule » de 10 milliards d'euros consacrés par les départements à cette politique.