La « nouvelle instance de dialogue » sur la protection de l'enfance, promise par Élisabeth Borne aux assises des Départements de France (DF), a été lancée, ce 12 décembre, au secrétariat d'État chargé de l'Enfance.
Entourée de cinq ministres, Charlotte Caubel y a reçu François Sauvadet, président des DF et de la Côte-d'Or, accompagné de dix de ses homologues.
Selon le communiqué du secrétariat d'État, les participants ont partagé « le constat de la crise qui touche fortement le champ de la protection de l'enfance », marquée par une « augmentation en nombre et en complexité des situations rencontrées », qui est liée à des « facteurs structurels » de cloisonnements entre acteurs, mais aussi à « des facteurs plus conjoncturels » tels que « la baisse d'attractivité des métiers du social » ou « les flux migratoires ».
Gouvernement et départements s'engagent à « mettre en œuvre les moyens nécessaires » et à « renforcer les partenariats » sur cinq chantiers : l'attractivité des métiers de l'enfance ; l'accès des enfants de l'ASE aux dispositifs relevant de l'État (de la PJJ au médico-social) ; la prise en charge des MNA ; la gouvernance financière et politique ; « l'amélioration des dispositifs de prévention et de prise en charge des jeunes de l'ASE ».
Il est à noter que ce dernier chantier n'est pas mentionné dans le communiqué publié par les DF.
L'association d'élus y salue néanmoins « l'engagement de Charlotte Caubel qui a indiqué clairement » que l'hypothèse d'une recentralisation des compétences « est derrière nous ».
Les deux parties annoncent près de six mois de travaux conjoints, qui doivent être relayés au niveau local avec des associations et des représentants des jeunes.
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