Plus de 80 rassemblements ont eu lieu dans tout le pays à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales du champ social et médico-social le 1er avril. Des collectifs de travailleurs sociaux ont aussi défilé à Paris et dans une centaine de communes. Tous réclament des financements supplémentaires pour revaloriser les salaires.
Malgré leurs divergences, toutes les organisations syndicales (CFDT, CFTC, Sud, CGT, FO, CFE-CGC) étaient réunies, ce 1er avril, pour appeler à la grève et à la mobilisation dans toute la France (notre reportage à Toulouse). Une unité rare qui ne s’était pas produite depuis au moins vingt ans au niveau national, selon la CFDT.
« L’ensemble des organisations syndicales constate que l’austérité budgétaire s’aggrave et se traduit par des baisses de financement et une situation sociale dégradée dans tout le secteur de la santé et de la cohésion sociale ».
C’est en pointant ces constats, largement partagés, que Benjamin Vitel, secrétaire national de la CFDT santé sociaux, entouré des représentants des cinq autres syndicats, a introduit la conférence de presse commune, quelques heures avant le début du rassemblement à Paris.
